Saci, tes jambes fines dansent, dansent Saci, ton talon marque la cadence Tu nargues l'amant jaloux qui te regarde Tu chantes en te moquant de son désir
Saci, ton corps flexible se balance Saci, tu crois incarner l'innocence Perverse, ta taille souple se renverse Et tu pars dédaignant les regards qui te transpercent
Sous le ciel fleuri de mille étoiles Vibrent les guitares Des parfums de fleurs bizarres s'exhalent Dans le bleu du soir
Brésil, Brésil Douceur d'avril Une mélopée au rythme lourd chante ta plainte
Saci, dans le tourbillon de la danse Saci, tes paumes frappent en cadence Ta grâce n'est que l'écrin d'un cœur de glace Et pourtant chacun rêve au bonheur lorsque tu passes